Revaloriser le bois

Former les femmes en situation de précarité aux métiers du bois

France
Chantier d’insertion pour les femmes et de revalorisation des déchets en particulier de mobilier en bois et de la matière liège

Former les femmes en situation de précarité aux métiers du bois

Porteur du projet
logo AICO la Manufacture

Durée du partenariat
2018 -2020

Situation
France

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Le projet et ses enjeux

AICO a fait le constat que dans leur département, des Pyrénées Orientales, le taux de chômage atteint des records et dont 47% des chômeurs sont des femmes. Ces femmes sont majoritairement en situation de famille monoparentale et bénéficient souvent de minimas sociaux. Ces conditions additionnées sont autant de frein de retours à l’emploi pour des femmes qui ont, là encore, majoritairement aucune qualification. A cela s’ajoute des personnes ayant subi très souvent des violences conjugales et s’étant retrouvées sans logement à la suite d’une séparation.

De plus, AICO fait face à une autre problématique qui est celle des déchets dans le département. Il n’y a qu’un atelier d’Emmaüs qui récupère les déchets mais ne restaure pas le mobilier.

C’est pourquoi l’association a lancé son projet de revalorisation du bois pour répondre à ces enjeux via des activités de chantier d’insertion pour les femmes grâce à la revalorisation des déchets et en particulier du matériau bois.

Ainsi, AICO a pour vocation d’aider davantage de salariées dans leur réinsertion professionnelle en leur apprenant les nouveaux métiers de revalorisation du bois.

Les salariées sont alors porteuses de valeurs essentielles et maintenant gratifiées dans notre société.

Le mobilier bois ainsi que la matière première « brute » sont récupérés en déchetterie et grâce à des apports spontanés en boutiques. Ainsi ce projet a une véritable approche écologique et s’inscrit dans une démarche éco-citoyenne.

Le projet AICO veut contribuer à faire prendre conscience que, dans notre société de consommation, des alternatives sont possibles et pas si compliquées à mettre en place quand les solutions font preuve de créativité.

Ainsi l’impact est double : les déchets sont réduits et les femmes exclus professionnellement montent en compétences.

Les bénéficiaires

Aujourd’hui, sont concernés dix emplois en insertion à La Manufacture. Avec pour vocation d’offrir cinq emplois supplémentaires en CDDI grâce au développement de ce projet.

Seront également bénéficiaires les collectivités locales, la communauté de communes, le Sydetom ainsi que le public participant aux animations.

Le plus du projet

L’association axe son travail sur un public très vulnérable : les femmes, avec un projet permettant de favoriser leur retour à l’emploi et d’accéder à des formations. Mais aussi de favoriser leur réinsertion sociale, via de nombreux dispositifs complémentaires et via la valorisation de leur travail.

Le projet présenté ici se veut solidaire, en participant à redonner une place dans la société à ces femmes, via leur prise de conscience de leur potentiel, mais aussi la prise de conscience du grand public.

Enfin, le projet qui se veut avant tout qualitatif, a un aspect créatif affirmé.

A la Manufacture je voulais élargir mes compétences sur la création et la vente en boutique. Ça me plait de travailler en équipe et tout ce qui est recyclage m’attire. Je voudrais m’installer à mon compte en ambulant parce que je crée par ailleurs, mais il me faudra aussi un mi-temps pour en vivre. Je suis là pour évaluer tout ça !

Virginie salariée sur le chantier La Manufacture
logo AICO la Manufacture

Porteur du projet AICO la Manufacture

AICO est une association qui aide des personnes éloignées de l’emploi à se réinsérer professionnellement et socialement.

L’association a créé son chantier d’insertion « La Manufacture » pour accueillir un public sous représenté : les femmes, qui représentent pourtant 47% des demandeurs d’emploi.

Les salariées sont formées notamment à la vente et obtiennent parfois leur premier diplôme.

AICO est reconnu par les partenaires locaux : Depuis 2015, La Manufacture fabrique les produits dérivés du festival international « VISA pour l’image » avec les photos imprimées sur leurs bâches et depuis 2016 la bagagerie en bâche du Musée d’Art Moderne de Céret.

L’association réalise aujourd’hui de plus en plus de mobiliers recyclés pour des professionnelles de locations saisonnières qui souhaitent un mobilier original.